SEO séance 1 : ce que le moteur voit, et comment il classe

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Les trois piliers, l’intention de recherche, et ce que l’IA change à la page de résultats

Au sommaire, 11 sections

Où nous en sommes

À la séance d’introduction, le directeur de Pantaï vous a dit : « Le SEA coûte cher, faisons plutôt du SEO, c’est gratuit. » Vous lui avez répondu en quatre à six phrases, et vous aviez pour consigne de ne jamais écrire que le SEO est gratuit.

Vous aviez raison de ne pas l’écrire. Mais soyons honnêtes : la plupart d’entre vous l’ont formulé sans vraiment savoir pourquoi le SEO n’est pas gratuit, ni ce qu’il faut faire pour qu’il produise quelque chose. Vous saviez que ça prend du temps. Vous ne saviez pas de quoi ce temps est fait.

C’est l’objet des cinq séances qui viennent. Et ce n’est pas une parenthèse dans votre année : vingt heures sur quatre-vingt-quinze, sur un levier que votre certification mentionne une seule fois. Autant dire tout de suite pourquoi il est là.

Il est là parce que vous ne serez pas éternellement des candidats à un examen. Vous serez des responsables marketing digital, et un responsable qui ne sait pas ce qu’un moteur comprend d’un site arbitre un budget à l’aveugle. Vous n’aurez pas à faire le travail technique. Vous aurez à décider qui le fait, quand, et à quel prix, et à dire non quand on vous vend six mois de SEO pour une campagne qui dure six semaines.

Ce que vous saurez faire en fin de séance

  • Décrire en trois temps ce que fait un moteur entre votre page et un résultat affiché
  • Lire une page comme un robot la lit, et dire ce qu’il en comprend
  • Nommer les trois piliers, et dire lequel est en cause devant un symptôme donné
  • Classer une requête par intention, et en déduire quelle page doit y répondre
  • Dire ce que E-E-A-T évalue, et ce qu’il n’est pas
  • Expliquer à un client ce que les réponses générées par l’IA changent à son trafic

Reprise : ce que vous devez avoir gardé

Trois questions, quatre minutes, en binôme. Elles portent sur l’introduction du 24 août et sur les vingt-huit heures de SMA qui ont suivi.

  1. Quelles sont les trois variables sur lesquelles s’arbitre le SEO face au SEA ?
  2. Un ROAS de 3 pour 1 est-il un bon résultat ?
  3. Qu’est-ce qu’on définit avant d’ouvrir une interface, quelle qu’elle soit ?

Les réponses attendues : le délai avant effet, la durée de vie de l’effet une fois obtenu, et le niveau de concurrence de la requête ; un ROAS ne se juge jamais dans l’absolu mais contre la marge, et à 40 % de marge le seuil de Pantaï est à 2,5 pour 1 ; on définit un objectif, une cible et un seuil de coût d’acquisition.

Ces trois variables de la première question reviendront le 8 février, et elles seront la séance entière.


1. Ce que fait un moteur, en trois temps

1.1 Explorer, indexer, classer

Entre une page publiée et un résultat affiché, il se passe trois choses distinctes, et confondre les trois est l’erreur qui rend un diagnostic impossible.

Explorer. Des robots parcourent le web en suivant les liens d’une page à l’autre. Ils arrivent sur une page parce que quelque chose pointait vers elle : un autre site, une autre page du même site, un plan de site déclaré. Une page vers laquelle rien ne pointe et qui n’est déclarée nulle part n’est pas explorée, donc n’existe pas.

Indexer. Les pages explorées sont enregistrées dans une base de données géante. L’exploration ne garantit pas l’indexation : un moteur peut lire une page et décider de ne pas la stocker, parce qu’elle duplique une autre page, parce qu’elle est vide, parce qu’une consigne du site lui demande de ne pas le faire.

Classer. Quand quelqu’un tape une requête, le moteur ne parcourt pas le web : il parcourt son index, et ordonne les pages qui s’y trouvent. Des centaines de signaux entrent dans cet ordre, et personne à l’extérieur de Google n’en connaît la formule1.

À retenir. Ces trois temps sont un outil de diagnostic, pas une culture générale. Une page qui ne se trouve nulle part pose une question d’exploration ou d’indexation. Une page qui se trouve en trente-septième position pose une question de classement. Ce ne sont pas les mêmes problèmes, ni les mêmes personnes qui les règlent, ni les mêmes délais.

1.2 Le moteur ne voit pas votre site

Vous voyez une page : une photo de drap en lin, un titre en grandes lettres, un bouton « Acheter ». Le robot, lui, lit le code qui produit cette page. Le titre en grandes lettres n’est pas un titre parce qu’il est gros : il est un titre parce que le code le déclare comme tel.

C’est la source de la moitié des malentendus entre un client et son agence. Le client dit : « c’est écrit en gros sur ma page d’accueil ». Le robot répond : « je n’ai rien vu de tel ».

Trois éléments de code portent l’essentiel de ce que le moteur comprend d’une page.

L’élémentCe qu’il faitCe qui se voit à l’écran
La balise de titrele titre affiché dans les résultats de rechercherien, sinon l’onglet du navigateur
La méta-descriptionle résumé affiché sous le titre dans les résultatsrien du tout
La hiérarchie des titresla structure du contenu, du titre principal aux sous-partiesdes tailles de caractères, si le site est bien fait

La méta-description n’entre pas dans le classement. Elle décide en revanche d’une partie des clics, puisque c’est elle qu’on lit avant de choisir un résultat. Un responsable qui confond « ce qui fait monter » et « ce qui fait cliquer » se trompe de levier, et cette confusion-là revient tous les ans.

1.3 Ce que cela change pour Pantaï

Pantaï vend en ligne uniquement, existe depuis deux ans, et son site a été fait vite. Le directeur croit que sa page d’accueil dit qu’il vend du linge de lit en lin fabriqué au Portugal. La question n’est pas de savoir s’il a raison en français. La question est de savoir si le code le dit.

Nous allons regarder.

Atelier 1, lire une page comme un robot

En binôme, 18 minutes de travail, 7 minutes de restitution.

Voici l’essentiel du code de la page d’accueil de Pantaï, réduit à ce qui compte. Les retours à la ligne et les indentations sont respectés.

<title>Accueil</title>
<meta name="description" content="Bienvenue sur notre site.">

<h1>Bienvenue</h1>
<h3>Notre histoire</h3>
<h3>Le lin, cette matière</h3>
<h1>Nos produits</h1>

<img src="IMG_4471.jpg">
<img src="IMG_4472.jpg">

<a href="/produits">Cliquez ici</a>
<a href="/histoire">En savoir plus</a>
  1. Que comprend le moteur du sujet de cette page ? Écrivez-le en une phrase, en n’utilisant que ce que le code donne.
  2. Relevez cinq défauts. Pour chacun, dites ce que le moteur perd.
  3. Réécrivez la balise de titre et la méta-description. Contrainte : le titre en moins de soixante caractères, la description en moins de cent cinquante-cinq.
  4. Un des défauts empêche aussi une personne malvoyante d’utiliser la page. Lequel, et pourquoi ?

La question 4 n’est pas un supplément d’âme. L’accessibilité est une exigence transversale de votre certification, et trois critères de la grille du BC02 la notent. Elle rejoint ici le référencement par le même mécanisme : ce qui est lisible par un robot est lisible par un lecteur d’écran.

Version courte : questions 1 et 3.

Conservez ce livrable. La séance 3 rouvre cette page pour la réécrire en entier.


2. Les trois piliers

Le référencement naturel tient sur trois appuis. En négliger un ne divise pas le résultat par trois : cela le supprime, comme un tabouret à deux pieds.

2.1 La technique : le site est-il lisible et rapide

Un moteur ne classe pas volontiers ce qu’il peine à lire. Trois mesures publiques, les Core Web Vitals, décrivent l’expérience réelle d’une page dans un navigateur, et Google en publie les seuils2.

La mesureCe qu’elle regardeLe seuil « bon »
LCP, largest contentful paintle temps d’affichage de l’élément principal2,5 secondes
INP, interaction to next paintle délai de réaction après un clic ou une frappe200 millisecondes
CLS, cumulative layout shiftla stabilité visuelle, le bouton qui se déplace pendant qu’on clique0,1

L’INP a remplacé une mesure plus ancienne, le FID, devenue obsolète en 2024. Ce détail n’a l’air de rien, et il a une conséquence pratique : un audit trouvé sur internet et daté de trois ans mesure une chose que Google ne regarde plus. Vérifiez toujours la date d’une grille d’audit avant de l’appliquer.

S’ajoutent trois points binaires, qui se vérifient en trente secondes : le site est-il servi en HTTPS, s’affiche-t-il correctement sur un téléphone, et déclare-t-il un plan de site. Sur le mobile, il n’y a plus de débat : c’est la version mobile que le moteur indexe en premier.

2.2 Le contenu : la page répond-elle à la question posée

Un moteur ne cherche pas la page la plus longue. Il cherche celle qui répond le mieux à ce que la personne voulait trouver.

C’est le point où les entreprises se trompent le plus souvent, parce qu’elles écrivent ce qu’elles ont envie de dire plutôt que ce qu’on leur demande. La page « Notre histoire » de Pantaï raconte la rencontre des fondateurs à Lisbonne. Personne ne tape « rencontre des fondateurs à Lisbonne ».

Un bon contenu, du point de vue du moteur, tient en quatre exigences : il est original, il est structuré, il emploie les mots que les gens tapent réellement, et il est maintenu. Le dernier point surprend et il compte : une page qui n’a pas bougé depuis quatre ans sur un sujet qui bouge perd du terrain sans que personne n’ait rien fait.

Le piège. Le bourrage de mots-clés. Répéter « linge de lit en lin » quarante fois dans une page ne trompe plus personne depuis quinze ans, et se détecte immédiatement. Ce qui compte est la présence naturelle du vocabulaire du sujet, pas la répétition d’une expression.

2.3 La popularité : d’autres sites vous citent-ils

Un lien entrant, ou backlink, est un lien d’un autre site vers le vôtre. Le principe d’origine du classement de Google est là : un lien vaut une voix.

La qualité prime sur le nombre, et l’écart est brutal. Un lien depuis un média de référence pèse davantage que des dizaines de liens depuis des annuaires abandonnés, et les liens achetés en masse se repèrent. C’est aussi le pilier le plus lent et le plus coûteux à travailler : on ne décide pas qu’un autre site vous cite.

Le maillage interne, lui, est entièrement sous votre contrôle. Ce sont les liens entre vos propres pages. Ils guident le visiteur, ils aident le moteur à découvrir vos pages, et ils disent quelles pages comptent : une page vers laquelle vingt de vos pages pointent est manifestement importante ; une page que rien ne relie ne l’est pas.

Retenez ce tableau plus que la liste des piliers. C’est lui qui vous servira le 8 février, quand il faudra chiffrer ce que coûte une recommandation organique et dire à partir de quand elle produit.

Atelier 2, analyser une page d’accueil

En groupe de trois, 20 minutes de travail, 10 minutes de restitution.

La page d’accueil de Pantaï, telle qu’elle se présente à l’écran.

Un bandeau photo plein écran, une femme de dos dans une chambre baignée de lumière, sans texte. Sous le bandeau, un titre : « Bienvenue ». Puis un paragraphe de six lignes sur la rencontre des fondateurs à Lisbonne. Puis trois photos de produits sans légende, chacune cliquable. Puis un formulaire d’inscription à la lettre d’information. En pied de page : mentions légales, contact, conditions générales de vente.

Aucun prix affiché. Le mot « lin » apparaît une fois, dans le paragraphe sur Lisbonne. Le mot « Portugal » n’apparaît pas. Le temps de chargement mesuré sur mobile est de 4,8 secondes, et le bandeau photo pèse à lui seul 3,4 mégaoctets.

  1. Une personne qui arrive ici pour la première fois comprend-elle en cinq secondes ce qu’on lui vend, à qui, et à quel prix ? Répondez par oui ou non, puis justifiez.
  2. Classez les défauts que vous relevez dans les trois piliers. Un défaut peut relever de deux piliers, dites-le.
  3. Pour chaque défaut, indiquez qui le corrige : le développeur, le rédacteur, la direction. C’est la colonne que l’on oublie, et c’est celle qui fait le devis.
  4. Vous n’avez le budget que pour trois corrections. Lesquelles, et dans quel ordre ?

La question 4 est celle qui fait travailler. Tout lister est facile. Hiérarchiser sous contrainte de budget est le métier.

Version courte : questions 1, 2 et 4.


Pause de quinze minutes.


3. L’intention de recherche

3.1 Trois intentions, et une intermédiaire

Deux personnes tapent deux requêtes proches et n’attendent pas du tout la même chose. La classification des intentions est le concept le plus utile du référencement, et le seul que vous emploierez tous les jours, y compris en publicité payante.

L’intentionCe que la personne veutUn exemple, linge de maison
Informationnellecomprendre, apprendre« comment entretenir le lin lavé »
Navigationnellerejoindre un site ou une marque précise« pantaï site officiel »
Transactionnelleacheter, agir maintenant« acheter housse de couette lin 240×220 »

Une quatrième se glisse entre les deux dernières, l’intention commerciale : la personne se renseigne avant d’acheter. « Comparatif linge de lit lin ou coton », « avis housse de couette lin ». Elle n’achètera pas aujourd’hui, elle achètera peut-être demain, et elle est souvent la plus rentable à travailler.

3.2 Une intention, une page

De cette classification découle une règle simple qui évite beaucoup de travail inutile : à chaque intention correspond un type de page, et ce n’est pas la même.

Une requête informationnelle appelle un article ou un guide. Une requête transactionnelle appelle une fiche produit ou une page de catégorie. Vouloir répondre aux deux avec la même page produit une page qui ne satisfait ni l’une ni l’autre, et le moteur le voit.

3.3 La longue traîne

« Linge de lit » est tapé très souvent, par des dizaines de milliers de personnes, et toutes les marques du marché s’y battent. « Housse de couette en lin lavé 240×220 bleu orage » est tapé rarement, et par quelqu’un qui sait exactement ce qu’il veut.

C’est ce qu’on appelle la longue traîne : un très grand nombre de requêtes rares, qui additionnées pèsent plus que les quelques requêtes courantes. Pour une marque jeune comme Pantaï, c’est la seule porte d’entrée réaliste. Se battre sur « linge de lit » contre des sites installés depuis quinze ans est une dépense sans retour.

À retenir. Trois critères jugent une requête, et il en faut les trois : le volume de recherche, la concurrence, et l’intention. Un volume élevé sur une intention informationnelle peut ne rien rapporter ; un volume faible sur une intention transactionnelle peut porter la moitié du chiffre d’affaires.

Atelier 3, trier des requêtes

Individuellement, 12 minutes, puis 8 minutes de mise en commun.

Douze requêtes relevées autour du linge de maison.

  1. comment laver du lin sans l’abîmer
  2. pantaï
  3. housse de couette lin 240×220
  4. lin ou coton pour l’été
  5. linge de lit
  6. pantaï avis clients
  7. drap housse lin bonnet 30 cm
  8. pourquoi le lin est-il écologique
  9. acheter parure de lit lin pas cher
  10. meilleure marque linge de lit lin
  11. pantaï retour produit
  12. taie d’oreiller lin lavé bleu

Pour chacune : l’intention, le type de page qui doit y répondre, et si vous la travaillez en organique, en payant, ou dans les deux.

Puis, en une phrase : laquelle de ces douze requêtes travailleriez-vous en premier pour Pantaï, et pourquoi ?

Version courte : les requêtes 1, 3, 5, 8 et 10.


4. E-E-A-T et le référencement local

4.1 Quatre lettres, et ce qu’elles ne sont pas

Depuis fin 2022, Google publie un cadre d’évaluation de la qualité d’un contenu, résumé par quatre initiales3.

L’initialeLa question posée
Experiencel’auteur a-t-il une expérience réelle de ce dont il parle ?
Expertisemaîtrise-t-il le sujet, et peut-on le vérifier ?
Authoritativenessle site fait-il autorité dans son domaine ?
Trustworthinessinspire-t-il confiance : identité claire, sources, sécurité ?

Ce n’est pas un critère de classement. C’est un cadre que des évaluateurs humains emploient pour noter la qualité des résultats, et ces notes servent à régler les algorithmes. La nuance a l’air théorique et elle ne l’est pas : personne ne peut vous vendre « une optimisation E-E-A-T » avec un effet chiffré, parce qu’il n’existe aucun curseur E-E-A-T dans un moteur.

Ce qui est vrai, en revanche, c’est que les sites qui cochent ces cases sont mieux placés. Concrètement, sur un site marchand : signer les contenus, afficher qui est derrière la marque, citer ses sources, publier des mentions légales complètes, ne pas cacher le prix ni les conditions de retour.

La quatrième lettre est celle qui vous concerne le plus. Un site de commerce sans adresse, sans numéro, sans conditions de retour lisibles perd sur les deux tableaux : la confiance du moteur et celle de l’acheteur.

4.2 Le référencement local

Quand une entreprise a une adresse physique, une part importante de sa visibilité ne se joue pas dans les résultats classiques. Sur une requête comme « pizzeria Nîmes centre », le moteur affiche d’abord un bloc de trois établissements avec une carte, avant les résultats organiques. Ce bloc a sa mécanique propre, et son point d’entrée est la fiche d’établissement, gratuite à créer.

Pantaï vend uniquement en ligne : ce chapitre ne la concerne pas. Vos briefs d’examen, eux, la contiendront souvent, parce que la plupart des annonceurs réels ont des points de vente. Savoir dire en une phrase que la dimension locale existe et qu’elle se traite à part vous distinguera de ceux qui l’auront oubliée.


5. Ce que l’IA change à la page de résultats

5.1 La réponse avant les liens

Depuis 2024, Google affiche sur une partie des requêtes une réponse générée automatiquement, en haut de page, avant les liens. D’autres services, eux, ne renvoient plus de liste du tout : ils répondent.

Trois conséquences, et il faut savoir les dire à un client sans dramatiser ni minimiser.

Le trafic sur les requêtes simples se contracte. Quelqu’un qui demandait « à quelle température laver le lin » lit la réponse et ne clique plus. Ce trafic-là ne reviendra pas.

Le contenu banal perd sa valeur. Une page qui se contente d’expliquer ce qu’est le lin lavé dit exactement ce que la machine dira à sa place, en moins bien. Ce qui reste défendable : une expérience réelle, des exemples situés, des données qu’on est seul à avoir.

La structure devient un actif. Les contenus repris par ces systèmes sont ceux qui s’extraient facilement : des définitions nettes, des listes, des tableaux, des titres qui annoncent ce qu’ils contiennent.

Le piège. Ne concluez pas que le SEO est mort. C’est la phrase qu’on entend à chaque changement depuis vingt ans, et elle est aussi fausse aujourd’hui qu’en 2011. Ce qui change est la nature du trafic organique : moins de volume sur les questions faciles, autant ou plus de valeur sur les requêtes qui précèdent un achat. Nous reprendrons cette question en séance 5, avec les chiffres et les études.

Atelier 4, la promesse du directeur

Individuellement, 12 minutes, puis 8 minutes de mise en commun.

Le directeur de Pantaï revient à la charge, cinq mois après votre première réponse :

« J’ai lu que l’IA allait tuer Google. Donc le SEO ne sert plus à rien, et de toute façon la publicité coûte trop cher. Qu’est-ce qu’on fait ? »

Répondez en quatre à six phrases, comme si vous les disiez en réunion. Votre réponse doit contenir : ce qui est juste dans ce qu’il avance, ce qui ne l’est pas, ce que vous proposez, et à quelle échéance.

Contraintes : interdiction d’écrire que le SEO est gratuit, interdiction d’écrire qu’un levier est meilleur qu’un autre, et une phrase au moins doit citer un des trois piliers vus aujourd’hui.

Version courte : rédiger en commun au tableau, à partir des propositions du groupe.


Trois mots pour la soutenance

Le brief de l’épreuve peut vous être remis entièrement en anglais, et le jury note la justesse de votre prise de parole autant que le vocabulaire. Trois termes par séance, dits à voix haute avant de sortir.

Le termeComment il se ditLa phrase où il sert
crawl« croll », et non « craoul »Googlebot crawls the site by following links.
query« couiri », l’accent sur la première syllabeThis query shows a clear transactional intent.
backlink« bak-link », les deux parties détachéesWe earned three quality backlinks last quarter.

Synthèse

Trois choses, et si vous n’en gardez qu’une, gardez la première.

  1. Explorer, indexer, classer sont trois problèmes différents. Une page introuvable et une page mal placée ne se soignent pas de la même façon.
  2. Une intention, une page. C’est la règle qui évite le plus de travail inutile, et elle sert autant en payant qu’en organique.
  3. Les trois piliers ont trois métiers et trois délais. C’est ce qui permet de chiffrer une recommandation, et donc de la défendre.

Travail à préparer pour la séance suivante

Apportez le livrable de l’atelier 1, la page de code réécrite. La séance 2 démarre dessus, avec l’audit express complet.

Et si vous en avez la possibilité : demandez à votre entreprise d’accueil qui s’occupe de son référencement naturel, et depuis quand. La réponse, y compris « personne », est un excellent point de départ.


Sources

Notes

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