WordPress, séance 3 : structurer les contenus

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Pages, articles, médias : structurer avant de publier

Au sommaire, 8 sections

Pourquoi cette séance existe

Vous avez un site. Il fonctionne, il est configuré, et il est vide.

C’est le moment le plus dangereux d’un projet web, et c’est celui où presque tout le monde commet la même erreur : ouvrir l’onglet Apparence et passer deux heures à choisir une couleur.

Un site n’est pas une couleur. C’est une structure de contenus, sur laquelle une apparence viendra se poser. Si la structure est fausse, aucune apparence ne la rattrapera, et vous le découvrirez trois ans plus tard, quand le site comptera cent vingt pages que personne ne retrouve.

Cette séance ne vous apprend pas à cliquer. Elle vous apprend à décider avant de cliquer, sur quatre questions qui structurent toute la vie du site : où se règle quoi, page ou article, comment on classe, et ce qu’on fait des images.

Ce que vous saurez à la fin de cette séance

  • Ce qui relève du contenu, ce qui relève de l’apparence, et pourquoi cette séparation est la raison d’être d’un système de gestion de contenu
  • Ce qu’un thème impose, et ce que « le thème ne le permet pas » veut vraiment dire dans la bouche d’une agence
  • Quand un contenu est une page, quand il est un article, et le critère qui tranche en trois secondes
  • La différence entre catégories et étiquettes, et le symptôme qui révèle un site mal classé
  • Les trois gestes sur les images qui décident du poids de votre site et de son accessibilité

1. Contenu et apparence : la carte qui manque aux débutants

1.1 La question que tout le monde se pose au début

« Je veux changer cette couleur. Où est-ce que je clique ? »

La réponse est Apparence. Mais la réponse n’a aucun intérêt. Ce qui compte, c’est ce que la question révèle : tant que vous cherchez au hasard dans les menus, c’est que la carte mentale n’est pas posée.

Cette carte tient en cinq lignes, et elle vaut pour n’importe quel site WordPress, quel que soit son thème.

Ce que je veux changerOù cela se règle
Un texte, une image à l’intérieur d’un contenuPages ou Articles
Les couleurs, les polices, la mise en page généraleApparence
Le menu de navigationApparence
Le titre du site, le fuseau horaire, la page d’accueilRéglages
Ce que le site sait faireExtensions

La dernière ligne mérite un développement, parce qu’elle contient un raisonnement et pas seulement un emplacement. Une extension ajoute une capacité que le site n’a pas nativement : un formulaire de contact, une boutique, un système de réservation, une sauvegarde automatique. Si ce que vous cherchez n’existe dans aucune des quatre premières lignes, deux hypothèses seulement : il faut une extension, ou bien votre besoin n’est pas celui que vous croyez.

Cette seconde hypothèse est plus fréquente qu’on ne le pense. « Je veux une page qui affiche automatiquement les trois derniers témoignages clients » n’est pas un besoin de contenu : c’est un besoin de fonctionnalité, et il se traite en amont, au moment de choisir la structure.

1.2 Ce que le thème impose, et pourquoi cela vous concerne

Un thème n’est pas une peau que l’on change à volonté sur un contenu inchangé. C’est une présentation opinionée qui décide, entre autres :

  • des emplacements disponibles : combien de zones de widgets, où, et lesquelles ;
  • des gabarits de page proposés : pleine largeur, avec barre latérale, sans titre ;
  • de ce qui apparaît en en-tête et en pied de page ;
  • de la manière dont les listes d’articles s’affichent.

Conséquence directe pour vous, futurs donneurs d’ordre : « le thème ne le permet pas » est une réponse réelle et souvent exacte de la part d’une agence ou d’un prestataire. Savoir cela vous évite deux erreurs symétriques, et les deux coûtent cher.

La première est de croire que le prestataire se défausse, et d’exiger un développement spécifique là où un changement de thème aurait suffi. La seconde est d’accepter cette réponse sans jamais la questionner, et de renoncer à un besoin légitime parce qu’un choix technique fait deux ans plus tôt vous enferme.

La bonne question à poser, dans les deux cas, est la même : « Ce que je demande est-il impossible avec ce thème, ou seulement coûteux ? Et que coûterait le changement de thème ? »

Le piège. Ne personnalisez pas votre thème aujourd’hui. Toute modification apportée directement dans les fichiers d’un thème est perdue à sa prochaine mise à jour. C’est exactement la raison d’être du thème enfant, que vous travaillerez plus tard dans l’année. D’ici là, n’investissez pas de temps à perte.

1.3 Un site est d’abord une structure

Retenez le renversement, parce qu’il commande tout le reste de l’année. Vous voulez tous commencer par l’apparence, et c’est humain : l’apparence se voit, la structure ne se voit pas.

Mais l’apparence se change en une journée, même trois ans plus tard. La structure, non. Une arborescence fausse, des catégories improvisées, des adresses instables : cela se paie en liens cassés, en référencement perdu, et en heures de reprise que personne n’a budgétées.

Micro-activité, contenu ou apparence

Deux minutes de réflexion seul, cinq minutes à deux, le reste en commun.

Ouvrez le site de votre entreprise d’accueil, ou celui du Pôle Sup si vous n’en avez pas.

Question unique : trouvez trois éléments visibles à l’écran et dites, pour chacun, s’il relève du contenu ou de l’apparence. Un titre de page, une couleur de bouton, un article de blog, un menu, une police de caractères, une photo de bandeau.

Le désaccord est le but. Certains cas se discutent, et ce sont eux qui vous apprendront la frontière : une image déposée dans un article est du contenu, la même image utilisée en bandeau de thème est de l’apparence. Le fichier est identique, le régime ne l’est pas.

Atelier 1, l’audit de son propre site

En binôme. Prenez le site de votre entreprise d’accueil. Si son site n’est pas accessible ou n’existe pas, prenez celui d’une entreprise que vous connaissez bien, dans un secteur comparable.

  1. Combien de niveaux compte son menu principal ? Un menu à trois niveaux ou plus est un signal : notez-le.
  2. Quels contenus sont datés (une actualité, un communiqué, un événement) et quels contenus sont permanents (une présentation, un contact, une offre) ?
  3. Trouvez une page dont vous ne comprenez pas où elle se range. Il y en a toujours une.
  4. La question qui compte : ce site a-t-il une structure, ou un empilement ?

Préparez trois phrases de restitution. Pas de diagnostic technique, pas de jugement esthétique : uniquement la structure.


2. Page ou article : la distinction fondatrice

2.1 D’où vient la distinction

WordPress est né en 2003 comme un outil de blog, dérivé d’un logiciel antérieur nommé b2/cafelog1. L’article est donc l’objet d’origine : un contenu daté, qui s’ajoute à un flux chronologique.

La page est venue ensuite, pour les contenus qui n’entraient pas dans ce flux : « Qui sommes-nous », « Contact », « Mentions légales ». Ces contenus n’ont pas de date pertinente, ne s’empilent pas, et doivent rester accessibles en permanence.

Cette généalogie explique la distinction bien mieux qu’une définition, et elle la rend mémorisable.

ArticlePage
Datéouinon
Dans un flux chronologiqueouinon
Classable (catégories, étiquettes)ouinon
Hiérarchisable (parent, enfant)nonoui
Exempleune actualité, un billet, un cas client« À propos », « Contact »

2.2 Le critère qui tranche

Une seule question, et elle marche presque toujours :

Ce contenu sera-t-il encore d’actualité dans deux ans, tel quel ?

Oui, c’est une page. Non, c’est un article.

« Nos horaires d’ouverture » : page. « Nous ouvrons un nouveau point de vente à Nîmes » : article. « Notre méthode d’accompagnement » : page. « Retour sur notre participation au salon » : article.

Le cas limite qui mérite un débat est l’offre d’emploi. Elle est datée, donc article. Mais on veut souvent une adresse stable à communiquer, donc page. La bonne réponse dépend du volume : une offre par an, faites-en une page que vous réécrivez ; dix offres par an, faites-en des articles dans une catégorie dédiée, et la liste de la catégorie devient votre page de recrutement, sans aucune maintenance.

C’est le raisonnement type que l’on attend de vous : la décision ne se prend pas sur la nature du contenu seule, mais sur la nature et le volume attendu.

2.3 Les pages sont hiérarchisables

Une page peut avoir une page parente, et l’adresse suit cette hiérarchie :

Nos services
  Conseil
  Formation
  Accompagnement

donne des adresses de la forme /nos-services/formation/.

Ce n’est pas un détail de rangement, c’est une décision d’architecture. L’adresse d’une page dit au visiteur, et au moteur de recherche, où il se trouve dans le site. Une arborescence plate produit des adresses plates, qui ne disent rien.

L’arborescence se dessine avant, sur papier, et pas en créant les pages une à une au fil des besoins.

À retenir. Article ou page se décide sur une seule question : ce contenu sera-t-il encore d’actualité dans deux ans ? Les pages se hiérarchisent et forment l’ossature permanente du site ; les articles se classent et alimentent le flux. Cette décision se prend avant la création du contenu, parce qu’elle détermine son adresse.

Micro-activité, page ou article

En binôme, cinq minutes de tri, dix minutes de confrontation.

Voici huit contenus. Page ou article ? Décidez pour chacun, puis comparez avec le binôme voisin.

  1. Les mentions légales
  2. Le compte rendu du salon professionnel de l’an dernier
  3. La présentation de l’équipe
  4. L’annonce de l’ouverture d’une nouvelle agence
  5. La grille tarifaire
  6. Le guide « comment choisir sa literie »
  7. La page de contact
  8. Le témoignage d’un client, publié en juin

Trois cas au moins provoqueront un désaccord dans la salle. Ce sont ceux dont la réponse dépend de l’usage prévu et non de la nature du contenu : c’est exactement le point de la section suivante.

2.4 L’erreur la plus fréquente

Tout mettre en pages, parce que « c’est plus simple ».

C’est effectivement plus simple, les cinq premières fois. Ensuite, les conséquences arrivent toutes ensemble : plus aucun classement possible, plus aucun flux, plus aucune liste qui se construise toute seule. Chaque nouveau contenu doit être ajouté manuellement quelque part, par quelqu’un qui se souvient de la logique. Trois ans plus tard, le site compte cent vingt pages plates, la personne qui connaissait la logique est partie, et plus personne ne retrouve rien.

C’est précisément la faute qui produit les sites que vous avez décrits à l’atelier 1 : ceux qui sont des empilements.

Sur poste, 10 minutes. Créez une page « À propos » et un article « Nous ouvrons cette semaine ». Publiez les deux, puis regardez votre site public : l’article apparaît dans le flux de la page d’accueil, la page n’y est pas. Vous venez de voir la distinction, ce qui vaut mieux que de l’avoir lue dans un tableau.


3. Classer les articles : catégories et étiquettes

3.1 Deux outils, deux fonctions

Les articles se classent de deux manières, qui ne servent pas à la même chose.

Les catégories rangent. Les étiquettes relient.

CatégoriesÉtiquettes
Hiérarchiquesouinon
Nombre souhaitablepeubeaucoup
Par articleune, idéalementplusieurs
Rôlerangerrelier

L’analogie qui fonctionne est celle de la librairie. La catégorie est le rayon : un livre est dans un seul rayon, et le rayon a une place physique dans le magasin. L’étiquette est le thème : « développement durable » traverse le rayon économie, le rayon sciences et le rayon jeunesse. Un livre porte plusieurs thèmes, il n’occupe qu’un rayon.

3.2 Le symptôme d’un site mal classé

Autant de catégories que d’articles.

Le diagnostic est immédiat : si chaque article a sa propre catégorie, la catégorie ne classe rien. Elle sert à celui qui l’a créée, le jour où il l’a créée, et à personne d’autre ensuite.

Règle de travail, à appliquer telle quelle : une catégorie doit contenir au moins cinq articles à terme. Si vous n’imaginez pas cinq articles dans cette catégorie sur deux ans, ce n’est pas une catégorie, c’est une étiquette.

3.3 Les catégories se décident avant

Même logique que les permaliens, vus à la séance précédente : c’est une décision structurante, difficile à reprendre une fois cent articles publiés.

Difficile, et pas seulement fastidieuse. Reclasser cent articles est techniquement faisable en quelques minutes. Mais selon la structure de permaliens que vous avez choisie, un changement de catégorie change l’adresse de l’article, donc casse tous les liens qui pointaient vers lui : ceux de vos propres pages, ceux des réseaux sociaux, ceux des sites qui vous citent, et l’historique accumulé côté moteurs de recherche.

C’est le genre d’enchaînement qui explique pourquoi une décision de dix minutes en début de projet vaut trois jours de travail deux ans plus tard.

3.4 Ce qu’une bonne structure de catégories reflète

Une bonne structure de catégories répond à une seule question :

qu’est-ce que mon lecteur cherche ?

Et surtout pas : comment mon entreprise est-elle organisée ?

C’est ici que votre regard se sépare de celui d’un développeur, et c’est un point de marketing, pas de technique. Les catégories calquées sur l’organigramme sont une erreur classique et facilement repérable : « Direction commerciale », « Service technique », « Ressources humaines ». Le visiteur ne connaît pas votre organigramme, ne s’y intéresse pas, et ne cherche jamais selon lui. Il cherche selon son besoin : « comment ça marche », « combien ça coûte », « qui l’a déjà fait ».

À retenir. Les catégories rangent et se hiérarchisent, les étiquettes relient et restent nombreuses. Une catégorie qui ne contiendra jamais cinq articles n’est pas une catégorie. Et la structure des catégories se construit sur ce que cherche le lecteur, pas sur l’organisation interne de l’entreprise.

Micro-activité, catégorie ou étiquette

À main levée, deux minutes par question.

Pour un site de vente de literie, dites si chacun de ces classements doit être une catégorie ou une étiquette : « Conseils d’entretien », « coton bio », « Nouveautés », « livraison offerte », « Guides d’achat », « lit 160×200 ».

La règle qui tranche est dans la section précédente, et elle tient en une question : est-ce que cela structure le site, ou est-ce que cela le traverse ?

Atelier 2, l’arborescence avant le contenu

En binôme, sur papier pour les vingt premières minutes. Cette consigne n’est pas une coquetterie : construire directement sur l’écran conduit à créer au fil de l’eau, et donc à reproduire exactement l’empilement que nous cherchons à éviter.

  1. Dessinez l’arborescence des pages de votre entreprise d’accueil, telle qu’elle devrait être. Deux niveaux au maximum.
  2. Proposez cinq catégories d’articles au maximum, chacune justifiée par ce que cherche le lecteur, pas par l’organisation de l’entreprise.
  3. Listez ce qui existe aujourd’hui sur leur site et qui n’entre dans aucune de vos cases.

Puis, dix minutes sur votre site : créez cette structure. Les pages avec leur hiérarchie, les catégories avec leur description.


4. Les médias : trois gestes qui décident de tout

4.1 Ce que WordPress fait quand vous téléversez une image

Vous déposez une photographie de 4 000 pixels de large. Que se passe-t-il ?

WordPress conserve l’original et génère automatiquement plusieurs versions redimensionnées, dont les dimensions dépendent de vos réglages et de votre thème. Vous pouvez voir les tailles configurées sur votre propre site, dans Réglages puis Médias : c’est la source à consulter, plutôt qu’une liste apprise par cœur qui changera.

Il les utilise ensuite pour servir au navigateur la version adaptée à la taille de l’écran, au lieu d’envoyer une image de 4 000 pixels sur un téléphone2.

Deux conséquences à en tirer. La première est rassurante : le site ne sert pas votre original à tout le monde. La seconde l’est moins : un seul téléversement crée plusieurs fichiers sur le serveur, ce qui explique qu’une médiathèque atteigne plusieurs gigaoctets sans que personne ne comprenne pourquoi, et qu’une sauvegarde devienne lente.

4.2 Ce qui alourdit un site, dans l’ordre

Des images trop lourdes et mal dimensionnées. Loin devant tout le reste.

Ce n’est pas une question de technique, et c’est bien pour cela qu’elle vous concerne : dans une entreprise, c’est le marketing qui téléverse les visuels, pas le développeur. Une photographie sortie d’un appareil ou d’une banque d’images peut peser plusieurs mégaoctets pour être finalement affichée sur huit cents pixels de large. Multipliée par vingt sur une page, elle rend le site inutilisable sur une connexion mobile.

Le geste s’acquiert maintenant, même si la performance sera travaillée en profondeur en deuxième année : redimensionner et compresser avant de téléverser. Une image destinée à s’afficher sur 1 200 pixels n’a aucune raison d’en faire 4 000.

4.3 Le texte alternatif

Le texte alternatif décrit l’image pour ceux qui ne la voient pas. Il sert trois publics avec un seul geste de dix secondes :

  • les personnes utilisant un lecteur d’écran, pour qui il est la seule information disponible ;
  • les visiteurs en connexion dégradée, quand l’image ne se charge pas ;
  • les moteurs de recherche, qui ne voient pas non plus les images.

L’ordre de cette liste n’est pas indifférent. L’accessibilité est le premier argument et il se suffit à lui-même : renseigner une alternative textuelle pour tout contenu non textuel est le premier critère du standard international d’accessibilité des contenus web3. Le référencement est un bénéfice supplémentaire, pas la raison.

Le dire dans cet ordre a une conséquence pratique : un texte alternatif écrit pour les moteurs, bourré de mots-clés, est généralement mauvais pour les deux usages. « Photographie de la terrasse de l’hôtel, avec vue sur la mer » vaut mieux que « hôtel Nîmes pas cher réservation vue mer ».

Une exception utile à connaître : une image purement décorative, qui n’apporte aucune information, prend un texte alternatif vide, pour que le lecteur d’écran la passe au lieu d’en annoncer le nom de fichier.

4.4 Nommez vos fichiers avant de les téléverser

IMG_20260831_143022.jpg

ou

hotel-bellevue-terrasse-vue-mer.jpg

Le geste est gratuit et son effet dure. Le nom du fichier participe à la compréhension de l’image, il apparaît dans son adresse, et il rend la médiathèque navigable au bout de deux ans, quand elle contiendra huit cents fichiers.

Renommer après téléversement est possible, mais fastidieux et risqué : les fichiers sont déjà liés dans les contenus publiés, et changer leur nom casse ces liens.

La méthode. Les trois gestes, dans l’ordre, avant chaque téléversement : redimensionner à la taille d’affichage réelle, nommer le fichier en mots lisibles séparés par des tirets, renseigner le texte alternatif au moment du dépôt. Trente secondes par image, et vous n’y reviendrez jamais.


Micro-activité, le poids de vos images

Sur poste, individuellement.

Prenez trois images que vous utiliseriez sur votre site, telles qu’elles sortent de votre téléphone ou de votre banque d’images.

  1. Notez le poids et les dimensions de chacune.
  2. Redimensionnez-les à la largeur réellement utile, puis compressez-les.
  3. Notez le nouveau poids, et calculez le rapport.

Le facteur est en général compris entre cinq et vingt. Multipliez-le par le nombre d’images de votre site : vous venez de chiffrer, en trois minutes, ce que coûte l’absence de ce geste.

Pour aller plus loin si vous avez terminé : renommez les trois fichiers correctement, puis rédigez leur texte alternatif. Faites-les relire par votre voisin, qui ne voit pas les images : s’il ne peut pas se les représenter, le texte alternatif est à refaire.


Synthèse

La carte mentale. Contenus dans Pages et Articles, présentation dans Apparence, paramètres du site dans Réglages, capacités nouvelles dans Extensions. Le thème n’est pas une peau : il décide de ce qui est affichable.

Page ou article. Une seule question tranche : ce contenu sera-t-il encore d’actualité dans deux ans, tel quel ? Les pages se hiérarchisent, les articles se classent. Tout mettre en pages est la faute qui produit les sites illisibles.

Catégories et étiquettes. Les catégories rangent, hiérarchiques et peu nombreuses ; les étiquettes relient, nombreuses et plates. Une catégorie sans cinq articles à terme n’est pas une catégorie. La structure se construit sur ce que cherche le lecteur.

Les médias. Un téléversement crée plusieurs fichiers. Les images mal dimensionnées sont la première cause de lenteur d’un site, et c’est le marketing qui les dépose. Trois gestes : redimensionner, nommer, décrire.

Ce qui traverse toute la séance : les décisions structurantes se prennent avant, parce qu’elles deviennent coûteuses ensuite. Permaliens, arborescence, catégories, nommage des fichiers. Aucune n’est technique. Toutes sont des décisions de responsable.


Pour la séance suivante

Ajoutez deux contenus de votre choix sur votre site, en appliquant les règles de la séance : le bon type, la bonne catégorie, une image nommée et décrite. Quinze minutes suffisent.

Le rythme change à partir de maintenant : des séances de deux heures espacées de deux semaines, au lieu de journées de quatre heures consécutives. Ce que vous ferez entre les séances devient déterminant.


Sources

Notes

  • WordPress est publié pour la première fois en mai 2003 par Matt Mullenweg et Mike Little, à partir du code de b2/cafelog. Historique officiel : wordpress.org/about/. Vérifié le 11 août 2026. Revenir au texte
  • Le mécanisme qui permet au navigateur de choisir la version adaptée s’appuie sur l’attribut srcset, généré automatiquement par WordPress depuis la version 4.4. Documentation développeur : developer.wordpress.org/apis/handbook/responsive-images/. Vérifié le 11 août 2026. Revenir au texte
  • Critère 1.1.1 « Contenu non textuel », niveau A des Web Content Accessibility Guidelines (WCAG) 2.1, recommandation du W3C. En France, le référentiel général d’amélioration de l’accessibilité (RGAA) s’appuie sur ces critères. Vérifié le 11 août 2026. Revenir au texte

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