Atelier bonus : Claude Code, l’assistant qui agit

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Installer, dialoguer, piloter un site, et savoir ce qu’on ne délègue pas

Au sommaire, 9 sections

Ce qui va se passer aujourd’hui

Vous savez faire écrire un texte à une machine. Vous allez faire autre chose : lui faire exécuter votre travail, sur vos fichiers et sur votre site, pendant que vous regardez.

En quatre heures, vous allez produire un document réel, doter un projet d’une charte éditoriale que la machine respecte sans qu’on la lui rappelle, et interroger un vrai site WordPress depuis votre éditeur pour en sortir la liste de tout ce qui cloche dedans.

Aucune ligne de code. Aucun terminal, cette fenêtre noire qui effraie tout le monde. Vous ne quitterez pas VS Code.

Ce que vous saurez à la fin de cet atelier

  • Installer et utiliser Claude Code dans VS Code, sans jamais toucher au terminal
  • Formuler une demande qui produit le bon résultat du premier coup
  • Écrire un fichier de consignes qui rend toutes vos productions conformes à votre charte
  • Auditer et piloter un site WordPress depuis votre éditeur, en série
  • Fabriquer vos propres procédures réutilisables, celles que vous relancerez d’un mot chaque mois
  • Savoir ce que vous ne lui confiez pas, et ce que cela coûte

1. Ce qu’il fait, et ce que ça change

1.1 La différence en une ligne

Sur une interface de conversation, l’outil répond et c’est à vous de copier. Avec Claude Code, il ouvre, lit, écrit et crée vos fichiers.

Interface de conversationClaude Code
Ce qu’il faitil répondil agit sur des fichiers
Ce que vous faitesvous copiez, vous collezvous validez ou vous refusez
Ce qu’il voitce que vous colleztout le dossier ouvert
Ce qui reste aprèsune conversationdes fichiers modifiés

La dernière ligne est celle qui compte. Une conversation se referme sans conséquence. Des fichiers modifiés restent modifiés.

1.2 Les trois usages que vous rencontrerez tous

Le travail en série sur un ensemble de documents. Reprendre la terminologie de quarante fiches produit, vérifier que trente pages portent bien la nouvelle mention légale, extraire d’un dossier de comptes rendus tout ce qui concerne un client. L’effort y est proportionnel au volume, et une machine ne se lasse pas.

La production sous contrainte de format. Un tableau comparatif, une note d’une page, une trame de présentation : le format se décrit une fois et se réapplique indéfiniment.

Le pilotage d’un outil sans passer par son interface. C’est l’objet de la quatrième partie, et c’est ce qui change le plus votre rapport à un site web.

1.3 Une règle, et une seule, avant de commencer

Ce que produit la machine est publié sous votre nom et engage votre entreprise. Aucun client, aucune direction n’acceptera « c’est l’outil qui l’a écrit ».

La formule qui tient : vous ne déléguez jamais la responsabilité, vous ne déléguez que l’exécution.

C’est exactement votre position de manager vis-à-vis d’une équipe. Vous ne rédigez pas chaque document, vous répondez de tous. Et la question à se poser avant de déléguer est la même qu’avant de la confier à un débutant : quelqu’un ici saura-t-il juger le résultat ?

À retenir. Un outil qui agit déplace l’exécution, pas la responsabilité. Si personne dans l’équipe ne peut juger le résultat, la tâche n’était pas délégable. Cette règle tient en une phrase, et c’est la seule que vous devrez retenir de toute la journée.


2. VS Code et la routine de démarrage

2.1 Trois zones, et rien d’autre

VS Code est un éditeur gratuit. Vous n’en utiliserez qu’une petite partie.

  1. L’explorateur, à gauche : vos dossiers et vos fichiers.
  2. Le panneau Claude Code, sur le côté : la conversation.
  3. La zone d’écriture, en bas du panneau : votre demande, puis Entrée.

2.2 La routine de démarrage

Quatre gestes, dans l’ordre. Gardez-les sous les yeux les trois premières fois, ils deviendront un automatisme.

  1. Ouvrez VS Code.
  2. Menu Fichier, puis Ouvrir le dossier. Choisissez votre dossier de projet.
  3. Ouvrez le panneau Claude Code depuis la barre latérale.
  4. Écrivez votre demande, puis Entrée.

2.3 Un projet, c’est un dossier

Quand vous ouvrez un dossier, l’outil voit tout ce qu’il contient. C’est ce qu’on appelle son contexte.

D’où une règle qui paraît triviale et qui décide de la qualité de tout le reste : un dossier, un sujet. Si vos fiches de cours et vos factures cohabitent, il voit les deux et les mélangera. Ce n’est pas un défaut de l’outil, c’est la conséquence directe de ce que vous lui donnez à voir.

Atelier 1, votre première séance

Individuellement, sur votre poste.

  1. Installez l’extension depuis la place de marché de VS Code, et connectez-vous.
  2. Créez un dossier de travail nommé atelier-claude-code, et ouvrez-le dans VS Code.
  3. Déposez-y trois ou quatre documents de travail réels, sans aucune donnée personnelle ni identifiant.
  4. Première demande, exactement celle-ci : « Résume-moi ce que contient ce dossier. »
  5. Deuxième demande, celle qui compte :

Lis tous les documents de ce dossier. Produis un fichier synthese.md qui contient : ce que chaque document dit en trois lignes, les points sur lesquels ils se contredisent, ce qui manque pour que le dossier soit complet, et les trois questions que je devrais poser avant d’aller plus loin.

Observez trois choses, nous en parlerons : ce qu’il vous a demandé avant d’agir, ce qu’il vous a montré avant d’écrire, et ce que vous avez eu à valider.

La question sur les contradictions est celle qui surprend le plus. Faites-la tourner sur un vrai dossier de votre entreprise d’accueil, un jour où vous avez trente documents à reprendre : c’est le genre de relevé que personne ne fait, parce que personne n’a le temps de tout relire.


3. La méthode, et le fichier qui vous fait gagner le plus

3.1 La recette d’une demande qui marche

Quatre ingrédients, toujours les mêmes.

IngrédientExemple
Le contexte« Je prépare une offre pour un client du secteur hôtelier. »
La tâche« Ajoute une section Tarifs avec mes trois formules. »
La forme« En tableau comparatif, une page maximum. »
Les trois questions« As-tu compris ? As-tu des questions ? As-tu des recommandations ? »

La quatrième ligne est celle que personne n’utilise et qui change tout. Elle oblige à formuler ce qui manque avant d’agir plutôt qu’à deviner. Vous obtiendrez en retour des questions du type « vos prix sont-ils hors taxes ou toutes taxes comprises ? », c’est-à-dire précisément l’ambiguïté qui aurait produit un document faux.

C’est un bon brief. Rien de plus, et cela vaut pour un collaborateur humain.

3.2 Le mode plan, à exiger systématiquement

Pour toute tâche qui dépasse la retouche, écrivez : « propose-moi d’abord un plan ».

Il liste alors ses étapes avant de toucher à quoi que ce soit. Vous ajustez, vous validez, il exécute.

C’est le devis avant les travaux, et l’analogie va plus loin qu’il n’y paraît : la valeur du plan n’est pas qu’il vous rassure, c’est qu’il rend visible un malentendu avant qu’il ne coûte. Un plan à côté de la plaque se corrige en une phrase ; un travail à côté de la plaque se refait.

3.3 Le fichier de consignes, votre meilleur investissement

Un fichier nommé CLAUDE.md, déposé dans le dossier, est relu à chaque séance. C’est la mémoire permanente du projet, et c’est ce qui fait la différence entre un outil correct et un outil qui écrit comme vous.

Voici un modèle applicable dès aujourd’hui, tiré d’un usage professionnel réel sur un site WordPress. Vous l’adaptez en dix minutes.

# CLAUDE.md, projet [nom]

## Le contexte
Ce que fait l'entreprise, à qui elle s'adresse,
ce qu'elle vend, sur quel ton elle parle.

## Ce que j'écris et comment
- Première personne, tutoiement du lecteur
- Phrases de moins de 30 mots
- Aucun anglicisme quand le mot français existe
- Accents partout, y compris dans les titres et
  les descriptions
- Longueur cible : 1 500 à 3 000 mots

## Les interdits, sans exception
- Aucun tiret cadratin, jamais
- Aucune de ces formules : « plongeons dans »,
  « à l'ère du numérique », « il convient de »,
  « de plus », « crucial », « incontournable »
- Pas plus de deux listes à puces par section
- Aucune conclusion qui résume ce qui précède

## Ce qu'il faut toujours faire
- Un exemple concret par section
- Une prise de position assumée
- Trois liens internes minimum
- Vérifier chaque chiffre avant de l'écrire

Le point qui compte : une charte efficace est une charte qui interdit. « Écris bien » ne produit rien. « Aucune phrase de plus de trente mots » produit un effet mesurable dès la première production.

C’est vrai d’une équipe humaine aussi, et vous le vérifierez tout de suite ici.

3.4 Trois réglages à connaître

Le modèle. Il en existe plusieurs, du plus rapide au plus profond. Le rapide convient à la relecture et à la reformulation, le complet à tout ce qui demande de construire. En cas de doute, le complet : l’erreur dans ce sens ne coûte que du temps de calcul.

Le mode. Un mode prudent demande votre accord à chaque étape, un mode autonome enchaîne seul. Commencez prudent. Passez en autonome quand la tâche est bien cadrée et que vous savez déjà à quoi ressemble le bon résultat.

La mémoire de la conversation. Elle est limitée. Quand elle se remplit, la qualité baisse sans prévenir. Deux gestes : repartir de zéro quand vous changez de sujet, et écrire les règles durables dans le fichier de consignes plutôt que de les répéter.

Atelier 2, un livrable réel

En binôme. Produisez un vrai document, utile à l’un de vous deux.

  1. Écrivez d’abord votre CLAUDE.md, sur le modèle du 3.3. Dix lignes suffisent, dont au moins quatre interdits.
  2. Formulez votre demande avec les quatre ingrédients, y compris les trois questions finales.
  3. Exigez un plan. Lisez-le, corrigez au moins un point avant de valider. Il y en a toujours un.
  4. Faites produire, puis demandez deux ajustements successifs.
  5. Terminez par : « Tu es sûr ? Vérifie. »

Le test qui vous fera comprendre l’intérêt du fichier de consignes : une fois le document produit, retirez votre CLAUDE.md du dossier, ouvrez une nouvelle conversation, et redemandez le même document. Comparez les deux. L’écart est le travail de relecture que le fichier vous a épargné, et il vous l’épargnera à chaque production, indéfiniment.


4. Piloter un site WordPress depuis son éditeur

C’est la partie qui change le plus votre métier, et elle ne demande aucune compétence technique.

Tout ce qui suit vient d’un usage professionnel réel, sur un site de plus de trois cents articles. La méthode complète est publiée : Comment j’utilise Claude Code pour gérer plus de 300 articles WordPress. Le retour d’expérience sur trente jours de gestion déléguée est là : J’ai laissé une IA gérer mon WordPress pendant 30 jours.

4.1 Ce que cela veut dire

Un site WordPress expose une interface programmable : d’autres logiciels peuvent y lire et y écrire sans passer par l’écran d’administration.

Conséquence pratique : depuis votre éditeur, vous faites publier un article, vous déposez des images, vous relevez les contenus sans image à la une, vous listez les extensions à mettre à jour, vous repérez les liens cassés. Sans ouvrir le site.

L’intérêt n’est pas le confort. Il est dans le traitement en série : ce qui se fait une fois à la main se fait cent fois par cette voie.

Le mécanisme qui rend cela possible s’appelle l’API REST, et il est natif dans WordPress depuis des années : WordPress REST API, guide pratique. Vous n’avez rien à en connaître pour aujourd’hui, mais vous devrez savoir en parler le jour où votre direction demandera comment un outil externe écrit sur le site.

4.2 Le mot de passe d’application

Vous ne donnez jamais votre mot de passe de connexion à un outil tiers.

WordPress fournit un mécanisme prévu pour cela : un mot de passe d’application, généré depuis votre profil, propre à un usage, révocable seul sans changer votre mot de passe principal.

Trois propriétés, et elles valent bien au-delà de WordPress :

  • il est traçable : vous savez quel outil s’en sert ;
  • il est révocable : le retirer coupe cet accès et rien d’autre ;
  • il porte les droits de votre compte : créé sur un compte administrateur, il donne les pleins pouvoirs. D’où l’intérêt d’un compte dédié au rôle minimal nécessaire.

4.3 Six demandes qui remplacent une journée de travail

Copiez-les telles quelles une fois la connexion en place. Elles sont classées de la plus sûre à la plus engageante.

L’inventaire de ce qui cloche

Liste les vingt derniers articles publiés avec leur titre, leur date et leur catégorie. Pour chacun, vérifie : le titre SEO fait-il entre 30 et 55 caractères, la méta-description existe-t-elle et fait-elle entre 140 et 160 caractères, y a-t-il au moins une image avec un texte alternatif en français, y a-t-il au moins trois liens internes.

Rends-moi un tableau trié du pire au meilleur, avec un score sur 4 et l’action recommandée pour chaque article.

Les liens morts

Parcours les articles publiés dans les six derniers mois et relève tous les liens sortants qui ne répondent plus. Donne-moi l’article, le lien, et le code d’erreur. Ne modifie rien.

Le maillage interne

Pour chaque article publié cette année, liste les articles du site qui traitent d’un sujet proche et vers lesquels il ne pointe pas encore. Propose pour chacun la phrase exacte où insérer le lien. Ne modifie rien, je validerai.

Le brouillon complet

Rédige un article sur [sujet], en respectant le CLAUDE.md du projet. Avant d’écrire : vérifie qu’aucun article du site ne traite déjà le même sujet, et propose-moi le titre, le slug, la catégorie et l’angle.

Puis rédige, crée le brouillon sur le site en statut brouillon, et renseigne le titre SEO et la méta-description. Ne publie rien.

Le nettoyage de vocabulaire, en série

Sur les quarante fiches produit de ce dossier, remplace partout l’ancienne dénomination commerciale par la nouvelle, corrige les mentions légales obsolètes, et laisse le reste strictement intact. Montre-moi la liste des modifications avant de les appliquer.

Le relevé mensuel

Produis le rapport mensuel du site : articles publiés ce mois, articles les plus vus s’ils sont accessibles, contenus sans image à la une, extensions en attente de mise à jour, liens cassés détectés. Rends-le en une page, lisible par quelqu’un qui ne connaît pas le site.

4.4 Les procédures réutilisables

Une demande qu’on retape chaque mois est une demande qu’on finit par mal retaper.

Vous pouvez enregistrer vos procédures dans le projet, sous forme de fichiers de consignes spécialisés, et les rappeler ensuite d’un mot. Trois valent d’être écrites dès le premier mois, et ce sont exactement celles qu’un professionnel du domaine utilise réellement :

L’audit express, qui applique la grille du 4.3 et rend un tableau trié.

Le pipeline de rédaction, en six temps : vérification qu’aucun article ne traite déjà le sujet, contrôle des faits avec tableau de vérification, rédaction, création du brouillon, métadonnées, relecture finale.

Le contrôle anti-IA, qui traque dans un texte les formules qui trahissent une production automatique : les ouvertures passe-partout, les transitions creuses, les mots surexploités, et le tiret cadratin. Ce contrôle est le plus rentable des trois, parce qu’un texte qui se reconnaît comme généré abîme votre marque bien plus qu’il ne vous fait gagner de temps. La méthode en quatre étapes et la liste complète des expressions à bannir sont ici : Comment utiliser l’IA pour rédiger sur WordPress sans se faire griller.

Le même principe s’applique à l’audit d’un site entier. Sept procédures d’audit rédigées en français, et la comparaison de coût avec les outils du marché, sont documentées ici : Mon agent IA audite WordPress pour 250 dollars par an. C’est un cas d’école pour un manager : le même travail, un ordre de grandeur de moins en budget, et la question qui suit immédiatement, celle de savoir qui relit.

4.5 Ce que cela change dans une équipe

Le point de gouvernance, et c’est celui qu’un manager doit voir.

Cette voie d’accès contourne l’interface, donc elle contourne aussi les habitudes de contrôle qui reposent dessus. Un contenu publié par ce chemin n’a pas été vu dans l’aperçu, n’a pas suivi le circuit de relecture, et n’apparaît pas différemment une fois en ligne.

Ce n’est pas un argument contre. C’est un argument pour décider, avant d’ouvrir cet accès, qui l’utilise, pour quelles opérations, et ce qui reste soumis à relecture humaine.

Atelier 3, l’audit d’un vrai site

En démonstration collective, puis manipulation pour ceux qui ont un site accessible.

  1. Créer un mot de passe d’application sur un compte de test.
  2. Lancer la demande d’inventaire du 4.3, celle qui rend le tableau trié.
  3. Lire le résultat ensemble, et repérer les trois articles les plus mal notés.
  4. Lancer la demande de maillage interne sur l’un d’eux.
  5. Terminer par une écriture, sur un brouillon uniquement.

La règle de l’atelier, sans exception : aucune écriture sur un site en production, aucun identifiant réel affiché à l’écran ni dans la conversation.

Ce que vous emportez : le tableau d’audit, et le temps qu’il vous aurait fallu pour le produire à la main. Faites le calcul, il est en général décisif quand vous devrez défendre cet usage devant une direction.


5. Ce que vous ne lui confiez pas

Court, et sans exception.

Aucune donnée personnelle réelle. Un fichier client, une liste de prospects, un export de formulaires : leur transmission à un traitement externe relève du RGPD comme n’importe quel sous-traitant. Cela ne l’interdit pas, cela demande de savoir ce qui est transmis, à qui et sur quelle base. En cours, la conduite est simple : on n’ouvre pas un dossier qui en contient.

Aucun secret. Aucun mot de passe, aucune clé, aucun identifiant dans la conversation ni dans les fichiers du dossier. Jamais, et sans exception de confort.

Rien de ce qui est couvert par un accord de confidentialité sans une décision d’entreprise. Ce n’est pas une décision individuelle.

Trois limites à connaître, aussi. Il se trompe avec assurance, et rien dans la forme ne distingue un texte faux d’un texte juste : d’où la relecture, et la question « tu es sûr ? vérifie », qui lui fait corriger une part de ses erreurs. Sa mémoire est courte, d’où le fichier de consignes. Et il ne connaît de votre entreprise que ce que vous lui montrez.

Le coût, en une phrase. L’usage est facturé, généralement par abonnement avec des limites. Trois facteurs pèsent et vous les contrôlez tous les trois : le volume ouvert, le modèle choisi, le nombre d’allers-retours. Comme pour n’importe quelle prestation, ce qui coûte cher, c’est le cadrage bâclé.

Les autres outils. Claude Code n’est pas seul. Codex, chez OpenAI, propose la même famille d’usages, en ligne de commande, en extension d’éditeur et dans une version qui s’exécute à distance plutôt que sur votre poste1. Le paysage bouge de mois en mois, et ce qui se transpose, c’est la méthode : un dossier par sujet, un fichier de consignes, un plan avant l’exécution, une relecture avant publication. Ces gestes valent sur n’importe quel outil, y compris sur un outil qui n’existe pas encore.

Le piège. Ne construisez pas un processus d’entreprise sur un outil unique. Le rythme de renouvellement de ce marché est tel qu’un choix exclusif vous expose à refaire le travail. Ce qui doit être stable, ce sont vos règles écrites et vos formats de livrables ; l’outil, lui, se remplace.


Synthèse

Le déplacement. D’un outil qui répond à un outil qui agit. L’exécution se délègue, la responsabilité jamais.

Cinq gestes : un dossier par sujet, un fichier de consignes qui interdit, une demande en quatre ingrédients dont les trois questions finales, un plan avant tout vrai travail, une relecture par quelqu’un capable de juger.

Le fichier de consignes est votre meilleur investissement. Écrit une fois, il vous épargne la même relecture à chaque production.

Sur un site, le gain est le traitement en série : l’audit de vingt articles, le relevé des liens morts, les propositions de maillage. Ce que personne ne fait faute de temps devient une demande d’une ligne.

Trois interdits : aucune donnée personnelle réelle, aucun secret, rien sous accord de confidentialité sans décision d’entreprise.


Pour aller plus loin

Reprenez un travail répétitif de votre entreprise d’accueil, celui que personne n’aime faire. Décrivez-le en dix lignes : ce qui entre, ce qui sort, la règle appliquée, les cas particuliers.

Cette description est déjà la moitié du travail. C’est aussi, exactement, ce que vous devriez écrire avant de confier ce travail à un nouveau collaborateur.

Cinq lectures pour approfondir, toutes tirées d’une pratique professionnelle documentée et non d’une démonstration de salon.

Ce que vous y trouverezArticle
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Un audit de site complet, et son coût réel comparé au marchéMon agent IA audite WordPress pour 250 dollars
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Sources

Notes

  • Codex est proposé sous plusieurs formes : interface en ligne de commande, extension d’environnement de développement, application de bureau, version web, et exécution à distance. Documentation de l’éditeur : learn.chatgpt.com/docs. Vérifié le 11 août 2026. Revenir au texte

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