WordPress intermédiaire, séance 17 : optimiser, relier, auditer

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Une page, un maillage, un audit, et le cahier des charges du projet

Au sommaire, 7 sections

Où nous en sommes

La séance précédente a réglé les commandes : la case d’indexation, les permaliens, le plan de site, l’extension. Rien de tout cela ne se refait.

Aujourd’hui, on conduit. On optimise une page qui existe déjà, on relie les pages entre elles, et on audite un site qu’on n’a pas fait. C’est la dernière séance du bloc 3, et elle se termine par la remise du cahier des charges de votre projet.

Ce que vous saurez à la fin de cette séance

  • Optimiser une page publiée sans en changer le sens
  • Construire un maillage interne qui dit où aller et de quoi il s’agit
  • Auditer le référencement d’un site en quatre plans, avec des outils gratuits
  • Rendre un audit qui se décide, et non un audit qui se lit

1. Optimiser une page publiée

1.1 L’ordre, et il ne s’inverse pas

D’abord ce que la page doit faire. Répondre à quelle question, pour qui, et que doit-il se passer après ? Une page qui ne sait pas cela ne s’optimise pas : elle se réécrit.

Ensuite les mots que la personne emploie. Pas ceux de l’entreprise, pas ceux du secteur. Ceux tapés dans la barre de recherche.

En dernier la mise en forme. Titres, adresse, images. C’est la partie visible du travail, et c’est la moins décisive.

1.2 Ce qui se règle sur une page

ÉlémentCe qu’on en fait
Le H1Un seul par page, et il dit le sujet
Les H2 et H3Ils annoncent ce qui suit, ils ne décorent pas
Le premier paragrapheIl répond, il n’introduit pas
L’adresseCourte, lisible, sans date ni numéro
Les imagesUn texte alternatif qui décrit, un nom de fichier lisible, un poids maîtrisé
Le titre affiché60 caractères, écrit pour le clic

Le premier paragraphe est celui qu’on rate le plus. Une page qui commence par « Depuis 1987, notre entreprise s’attache à… » fait attendre. La personne est venue avec une question : la réponse doit être dans les deux premières phrases.

1.3 Ce qui ne sert plus, et qu’on trouve encore

La densité de mot-clé. Répéter une expression un nombre magique de fois n’a plus d’effet depuis très longtemps, et rend le texte pénible.

Les mots-clés en balise meta. Ignorés par les moteurs généralistes. L’extension propose parfois encore le champ : le laisser vide.

Le gras sur les mots-clés. Le gras sert la lecture humaine. L’employer pour signaler des mots à un moteur produit une page tachetée que personne ne lit.

Le contenu écrit pour atteindre un nombre de mots. Une page de 300 mots qui répond vaut mieux qu’une page de 1 500 qui tourne autour.


Atelier 1, optimisez une page publiée

En binôme, sur poste. Trente-cinq minutes de travail, dix de mise en commun.

Prenez une page de service de votre site, déjà écrite.

  1. Écrivez en une phrase la question à laquelle elle répond, et pour qui. Si vous n’y arrivez pas, c’est le premier constat.
  2. Relevez les mots employés dans la page pour nommer l’activité. Puis demandez à trois personnes hors du secteur comment elles chercheraient. Comparez.
  3. Réécrivez le premier paragraphe pour qu’il réponde dès la deuxième phrase.
  4. Vérifiez la structure : un seul H1, des H2 qui annoncent.
  5. Reprenez les images : texte alternatif, nom de fichier, poids.
  6. Réécrivez le titre affiché en 60 caractères, avec l’aperçu de l’extension.
  7. Notez ce que vous n’avez pas pu faire, et pourquoi.

Version courte : points 1, 3 et 6.


2. Le maillage interne

2.1 Un lien interne dit deux choses

Où aller, et de quoi il s’agit. La seconde information est portée par le texte du lien, ce qu’on appelle l’ancre, et c’est celle qu’on oublie.

« Cliquez ici », « en savoir plus », « notre page dédiée » : trois ancres qui ne disent rien. Elles sont lues par les moteurs, par les lecteurs d’écran, et par les personnes qui parcourent une page en diagonale.

L’ancre décrit la page d’arrivée. « Notre méthode d’agencement de commerces » plutôt que « en savoir plus ».

2.2 Ce qu’un maillage produit

Il dit ce qui est important. Une page vers laquelle pointent dix liens internes est plus importante qu’une page vers laquelle pointe un seul lien. C’est vrai pour un moteur, et c’est vrai pour un visiteur.

Il rend les pages atteignables. Une page qui n’est dans aucun menu et dans aucun lien de contenu n’existe pas, quelle que soit sa qualité.

Il maintient la profondeur. Trois clics depuis l’accueil pour atteindre n’importe quelle page. Au-delà, on perd des visiteurs à chaque étage.

2.3 Les deux erreurs symétriques

Tout lier à tout. Un pied de page qui liste les quarante pages du site dilue le signal : si tout est important, rien ne l’est.

Ne rien lier du tout. Des pages écrites côte à côte, sans un lien entre elles, chacune isolée. C’est le cas le plus fréquent sur un site d’entreprise, et il se corrige en une heure.

La méthode. Le geste qui règle le maillage en une heure : listez vos pages, marquez les trois qui comptent le plus, et vérifiez que chaque autre page pointe vers au moins une des trois, avec une ancre qui décrit. Puis vérifiez qu’aucune page ne reste sans lien entrant.


3. L’audit SEO d’un site

3.1 Quatre plans, et des outils gratuits

PlanLa questionAvec quoi
L’indexationLes pages sont-elles connues ?Le plan de site, la Search Console
Le contenuRépondent-elles à une intention ?La lecture, et les mots employés
La techniqueLe site tient-il debout ?Un explorateur de site, PageSpeed Insights
Les liensD’autres sites citent-ils celui-ci ?Les outils gratuits, avec leurs limites

La Search Console demande un accès. Sans lui, on audite à l’aveugle, et il faut le dire dans le rendu plutôt que de supposer.

Un explorateur de site parcourt les pages comme un robot et relève les titres en double, les liens cassés, les pages orphelines, la profondeur. Les versions gratuites s’arrêtent souvent autour de 500 adresses : c’est assez pour un site d’entreprise.

3.2 Ce qu’on rend, et ce qui se décide

Un audit qui liste quarante constats ne produit aucune action. Un audit qui en hiérarchise dix en produit.

Trois colonnes : ce qui est observé, ce que cela produit, ce qu’on propose et à quel effort. C’est la même forme que celle du projet de deuxième année, et ce n’est pas un hasard : c’est la forme qui se décide.

Trois niveaux de priorité : ce qui empêche, ce qui freine, ce qui pourrait être mieux. Le troisième niveau s’assume, et il vient en dernier.

3.3 Ce qu’un audit honnête dit toujours

Ce qu’il n’a pas pu vérifier, et ce qu’il aurait fallu pour le vérifier. Sans accès à la mesure, on ne sait pas ce que fait le site. L’écrire vaut mieux que de supposer.


Atelier 2, l’audit d’un site que vous n’avez pas fait

En binôme, sur poste. Quarante minutes de travail, dix de mise en commun.

Chaque binôme reçoit l’adresse d’un site d’entreprise réel, choisi par le formateur.

  1. L’indexation : ouvrez son plan de site s’il en a un, comptez ses pages. Cherchez son nom dans un moteur : combien de pages ressortent ?
  2. Le contenu : lisez la page d’accueil et deux pages de service. Que fait cette entreprise, pour qui, et où ? Notez le temps qu’il vous a fallu.
  3. La technique : passez la page d’accueil à PageSpeed Insights. Relevez trois points, pas trente.
  4. Les titres : relevez le titre affiché de cinq pages. Y a-t-il des doublons ? Disent-ils quelque chose ?
  5. Le maillage : depuis l’accueil, en combien de clics atteint-on la page de contact ? Et une page de service ?
  6. Rédigez dix lignes en trois colonnes, hiérarchisées en trois niveaux.
  7. Une ligne finale : ce que vous n’avez pas pu vérifier.

Version courte : points 1, 2, 4 et 6.


4. Le cahier des charges du projet

4.1 Ce qui est remis aujourd’hui

Le cahier des charges (document remis en séance) est distribué en fin de séance. Il porte le contexte, les attendus, les échéances et la grille de la soutenance.

Le projet démarre à la séance de lancement, et il se soutient aux deux dernières séances du module. Deux semaines séparent cette séance du lancement, et ce n’est pas du temps mort : le bloc 4 produit des contenus, des visuels et un calendrier éditorial qui alimentent le projet.

4.2 Ce qu’il faut décider avant le lancement

Le sujet. Le cahier des charges laisse le choix entre trois voies : un site pour une entreprise réelle qui vous accueille, un site pour une association qui accepte, ou le cas fourni.

L’objet du site. Ce n’est pas « un site vitrine » : c’est une réponse à un besoin nommé, pour un public nommé.

Ce que vous ne déciderez pas seul. Le format de la soutenance, la durée, et ce qui est noté. Tout cela est écrit dans le cahier des charges, et il fait foi.

À retenir. Le bloc 3 se referme ici. Vous savez installer, structurer, habiller, protéger et rendre trouvable un site WordPress. Ce qui vient ensuite ne remplace rien de cela : l’IA appliquée produit des contenus et des visuels pour un site qui existe, et un site qui n’existe pas ne se remplit pas.


Synthèse

  1. On optimise dans l’ordre : ce que la page doit faire, les mots employés, la mise en forme.
  2. Le premier paragraphe répond, il n’introduit pas.
  3. La densité de mot-clé, les mots-clés meta et le gras sur les mots-clés ne servent plus.
  4. Un lien interne dit où aller et de quoi il s’agit. « Cliquez ici » ne dit rien.
  5. Une page importante se reconnaît au nombre de liens internes qui pointent vers elle.
  6. Trois clics depuis l’accueil, pas davantage.
  7. Un audit se rend en trois colonnes et trois niveaux de priorité, jamais en quarante constats plats.
  8. Un audit honnête dit ce qu’il n’a pas pu vérifier.

Sources


Séance vérifiée le 28 août 2026. Les adresses des sites audités à l’atelier 2 sont choisies par le formateur le jour de la séance, pour éviter qu’un site refait entre-temps rende l’exercice caduc.


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