Projet, séance 19 : soutenir, puis montrer

Interroger l’IA sur cet article

Justifier un raisonnement, puis écrire la fiche qui vous suivra

Au sommaire, 6 sections

Où nous en sommes

Le projet se soutient cet après-midi. Ensuite, la question n’est plus « est-ce que ça marche » mais « comment je le montre ».

C’est la dernière séance du module, et la dernière de la spécialisation.

Ce que vous saurez à la fin de cette séance

  • Soutenir un projet en justifiant un raisonnement, pas en décrivant un site
  • Nommer ce que la deuxième année a ajouté, et le dire à un employeur
  • Construire une fiche de projet qui tient sur une page
  • Savoir ce qui se montre d’un travail, et ce qui ne se montre pas

1. Le déroulement de l’après-midi

Soutenances d’abord, tant que tout le monde est disponible et que les sites sont en ligne.

Vingt minutes chacun, dont sept de questions. L’ordre attendu et la grille sont dans le document remis : grille-soutenance-projet-msm2.md (document remis en séance).

Ce qui change par rapport à la première année : on ne présente pas un site, on justifie un raisonnement. Le constat d’abord, le site ensuite.

Pendant les passages, chacun note une décision qu’il aurait prise autrement, et pourquoi. Elle sera demandée.


Soutenances du projet

Cinq à six passages de vingt minutes, transitions comprises.

Le site est projeté en direct, jamais sur des captures. Une capture de secours existe pour le cas où le réseau tombe.

La démonstration porte deux parcours, dont un sur téléphone.


2. Ce que la deuxième année a ajouté

2.1 Quatre choses, et elles se disent en entretien

Ce qui a été ajoutéCe que vous savez faire
La profondeur techniqueMesurer une performance, durcir un site, rendre un audit de sécurité
L’IA au-delà de la consigneConnecter des documents, monter un agent, en connaître les limites
La mesureConfigurer un suivi, lire trois mois de données, en tirer une décision
Le raisonnementAuditer, hiérarchiser, décider, et justifier devant un commanditaire

Le quatrième est celui qui compte, et c’est le plus difficile à dire. Il se dit ainsi : « je pars d’un constat, je le hiérarchise, et je peux défendre chaque décision ».

2.2 Ce qui vous distingue de quelqu’un qui a suivi un tutoriel

Vous savez ce que vous ne savez pas. Un audit qui dit ce qu’il n’a pas pu vérifier vaut mieux qu’un audit complet et faux.

Vous documentez. La section sur l’usage de l’IA, les deux mesures, les sources des personae : trois pièces qu’un tutoriel ne produit jamais.

Vous décidez, et vous assumez. Une page retirée, une extension écartée, une demande refusée : ce sont des décisions, et elles se défendent.


3. Le portfolio : ce qu’on montre, et comment

3.1 Une fiche par projet, une page

Ce qu’elle contient : le contexte en deux lignes, le besoin, ce que vous avez fait, ce que cela a produit, et ce que vous feriez autrement.

Ce qu’elle ne contient pas : la liste des outils, le nombre d’heures, les difficultés techniques.

Ce qui la rend crédible : un chiffre avant, un chiffre après, et une décision assumée.

Deux chiffres qui existent presque toujours : le temps d’affichage, mesuré avant et après la passe d’optimisation, et l’accessibilité des textes sur image, corrigée ou non. Deux qui n’existent pas encore : le nombre de demandes reçues et le taux de conversion des visites en demandes. Ceux-là s’annoncent avec leur date de mesure.

3.2 Ce qui se montre, et ce qui ne se montre pas

Se montre : le site en ligne, la fiche de projet, une capture avant et après si vous en avez.

Ne se montre pas : les données d’un commanditaire, les identifiants, un document interne, une mesure d’audience réelle sans son accord.

Le cas du cas fourni : il se montre, et il se dit tel quel. Un travail sur un cas d’école bien mené se défend ; un cas d’école présenté comme un vrai client ne se défend pas du tout.

3.3 Où il vit

Un dossier partagé, une page sur votre propre site, ou un document PDF. Peu importe le support : ce qui compte est qu’il soit à jour et court.

Trois projets bien décrits valent mieux que dix listés.

À retenir. Ce qui se montre d’un travail n’est pas le travail : c’est la décision qui l’a produit. Un employeur ne peut pas vérifier votre code, ni votre temps de travail. Il peut vérifier si vous savez dire pourquoi vous avez fait ce que vous avez fait, et ce que vous feriez autrement.


Atelier 1, votre fiche de projet

Individuellement. Trente minutes d’écriture, dix de relecture croisée.

Une page, sur le projet que vous venez de soutenir.

  1. Le contexte, en deux lignes : qui, quel secteur, quelle taille.
  2. Le besoin, en une phrase : ce que le site devait permettre, et à qui.
  3. Ce que vous avez fait : quatre lignes au plus, dans l’ordre chronologique.
  4. Ce que cela a produit : un chiffre avant, un chiffre après. Si vous n’en avez pas, dites ce que vous mesureriez.
  5. Une décision assumée, et pourquoi.
  6. Ce que vous feriez autrement, en une phrase.
  7. Relecture croisée : votre binôme dit ce qu’il a compris du projet, sans le site sous les yeux.

Version courte : points 1, 2, 3 et 5.


Synthèse

  1. On ne présente pas un site : on justifie un raisonnement.
  2. Le constat d’abord, le site ensuite.
  3. Vingt minutes, dont sept de questions, et on tient le temps.
  4. Ce que la deuxième année ajoute : la profondeur technique, l’IA au-delà de la consigne, la mesure, et le raisonnement.
  5. Ce qui distingue d’un tutoriel : savoir ce qu’on ne sait pas, documenter, et assumer.
  6. Une fiche de projet tient sur une page, et elle porte un chiffre avant et un chiffre après.
  7. Les données d’un commanditaire ne se montrent jamais sans accord.
  8. Trois projets bien décrits valent mieux que dix listés.

Sources


Séance vérifiée le 28 août 2026. La grille de soutenance est remise à la séance précédente, et relue en début de celle-ci.


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