WordPress intermédiaire, séance 16 : le référencement, ce qu’on peut régler

Interroger l’IA sur cet article

Ce qui fait classer, ce qui fait cliquer, et ce que l’extension n’écrit pas

Au sommaire, 6 sections

Où nous en sommes

Votre site est en ligne, il a un thème, des pages, un formulaire et une sauvegarde. Reste une question que personne n’a encore posée : est-ce qu’on le trouve ?

Deux heures pour régler ce qui se règle une fois, et pour comprendre ce que l’extension ne fera jamais à votre place.

Ce que vous saurez à la fin de cette séance

  • Distinguer ce qui fait classer une page de ce qui fait cliquer dessus
  • Régler les trois réglages WordPress qui décident de l’indexation
  • Configurer une extension de référencement, et savoir ce qu’elle ne fait pas
  • Écrire un titre et une description qui tiennent dans l’espace disponible

1. Ce que le référencement décide, et ce qu’il ne décide pas

1.1 Trois plans, et un seul se règle aujourd’hui

Le plan technique. Le site est-il accessible, lisible par un robot, rapide ? C’est le seul plan qui se règle en deux heures, et WordPress en fait déjà l’essentiel par défaut.

Le plan éditorial. Le contenu répond-il à ce que quelqu’un cherche vraiment ? C’est le plan qui décide, et il ne se règle par aucun réglage.

Le plan de popularité. D’autres sites vous citent-ils ? C’est le plus lent, et il ne se déclenche pas depuis une interface.

Une extension de référencement agit sur le premier, aide un peu sur le deuxième, et ne touche pas au troisième.

1.2 L’illusion de la pastille verte

Toutes les extensions affichent un indicateur coloré sur chaque contenu. Il mesure la présence d’un mot, pas la qualité d’une page.

Une page vide qui répète huit fois « agence de communication Nîmes » passe au vert. Elle ne se classera pas pour autant, et la densité de mot-clé n’est plus un critère depuis longtemps.

Ce que l’indicateur sait faire, et c’est utile : rappeler qu’un titre manque, qu’une description est absente, qu’aucune image ne porte de texte alternatif.

1.3 Classer et cliquer sont deux choses

Le titre et la description qui s’affichent dans une page de résultats ne décident pas du classement. Ils décident du clic, une fois le classement obtenu.

C’est une distinction qui change la manière d’écrire : on n’écrit pas ces deux lignes pour un moteur, on les écrit pour quelqu’un qui a le choix entre dix résultats.


2. L’extension SEO : ce qu’elle règle, ce qu’elle n’écrit pas

2.1 Trois réglages WordPress, avant toute extension

La case qui décide de tout. Dans Réglages > Lecture, une case propose de demander aux moteurs de ne pas indexer le site. Cochée pendant le développement, oubliée à la mise en ligne, elle rend tout le reste inutile. C’est la première chose à vérifier, et elle explique une bonne part des sites qui « ne sortent nulle part ».

La structure des adresses. Dans Réglages > Permaliens, choisir Nom de l’article produit monsite.fr/nos-realisations/ au lieu de monsite.fr/?p=42. Ce réglage se fait avant la première publication : le changer ensuite casse toutes les adresses déjà connues.

Le plan du site. Depuis WordPress 5.5, un plan de site XML existe nativement à l’adresse /wp-sitemap.xml. Les extensions le remplacent par le leur, plus riche et plus contrôlable.

2.2 Ce que l’extension apporte réellement

Trois extensions se partagent l’usage : Yoast SEO, Rank Math et SEOPress. Elles font la même chose, et le choix relève de l’habitude plus que de la technique.

Ce qu’elles apportent, et que WordPress ne donne pas seul :

FonctionÀ quoi cela sert
Titre et description par pageDécider ce qui s’affiche dans les résultats
Modèles de titresRégler d’un coup toutes les pages d’un même type
noindex par contenuRetirer des résultats ce qui n’a rien à y faire
Aperçu du résultatVoir avant de publier ce qui sera coupé
Données structuréesDécrire l’entreprise dans un format lisible par une machine

2.3 L’espace disponible, et il est court

Le titre : environ 60 caractères. Au-delà, il est coupé. Le nom de l’entreprise en fin de titre y consomme déjà dix à quinze caractères.

La description : environ 155 caractères. Elle ne fait pas classer, et le moteur la réécrit souvent à partir de la page. Il faut l’écrire quand même : quand elle est reprise, c’est elle qui décide du clic.

Le titre affiché dans les résultats n’est pas le titre de la page. Le premier peut annoncer une promesse, le second reste le titre éditorial. L’extension permet de les dissocier, et c’est un de ses apports les plus concrets.

2.4 Ce qu’on retire des résultats

Toutes les pages n’ont pas à être trouvables. On met en noindex : les pages de résultats de recherche interne, les archives d’étiquettes créées au hasard, les pages de remerciement après formulaire, les pages en cours d’écriture.

La règle : si une page ne peut pas être la première page qu’un inconnu voit du site, elle n’a rien à faire dans les résultats.


Atelier 1, votre titre et votre description

En binôme, chacun sur son site. Trente minutes de travail, dix de test croisé.

  1. Réglages > Lecture : vérifier que la case de non-indexation est décochée.
  2. Réglages > Permaliens : choisir « Nom de l’article », enregistrer.
  3. Installer et activer l’extension de référencement, dérouler son assistant de configuration.
  4. Ouvrir le plan de site produit par l’extension, et compter les pages qu’il liste. Toute page absente est une page invisible.
  5. Écrire le titre et la description de la page d’accueil et d’une page de service, en respectant 60 et 155 caractères, avec l’aperçu de l’extension sous les yeux.
  6. Mettre en noindex au moins une page qui n’a rien à faire dans les résultats.
  7. Test croisé : votre binôme lit vos deux titres et descriptions, sans voir le site, et dit ce que la page propose et à qui.

Version courte : points 1, 2, 3 et 5.


3. Ce qui se vérifie avant de passer à la suite

3.1 Trois contrôles, dix minutes

Le site est-il indexable ? La case des réglages, le plan de site, et l’absence de noindex sur les pages qui comptent.

Les titres sont-ils distincts ? Deux pages qui portent le même titre se concurrencent. L’extension liste les doublons.

Chaque page dit-elle à qui elle s’adresse ? C’est le test du binôme, et il ne se remplace par aucun outil.

3.2 Ce que la séance suivante ajoutera

L’optimisation d’une page publiée, le maillage entre les pages, et un audit complet d’un site réel. Aujourd’hui, on a réglé les commandes. La semaine prochaine, on conduit.

Le piège. La pastille verte n’est pas un objectif. Une page peut être verte et invisible, rouge et première. Ce qu’elle vérifie est mécanique : présence d’un mot, longueur d’un texte, existence d’une description. Ce qui décide du classement ne se mesure pas dans l’éditeur.


Synthèse

  1. Trois plans : technique, éditorial, popularité. L’extension agit sur le premier.
  2. La pastille verte mesure la présence d’un mot, pas la qualité d’une page.
  3. Le titre et la description ne font pas classer. Ils font cliquer.
  4. La case de Réglages > Lecture rend tout le reste inutile si elle reste cochée.
  5. Les permaliens se règlent avant la première publication, jamais après.
  6. Environ 60 caractères pour le titre, environ 155 pour la description.
  7. Le titre affiché dans les résultats peut différer du titre de la page.
  8. Ce qui ne peut pas être la première page vue par un inconnu se met en noindex.

Sources


Séance vérifiée le 28 août 2026. Les captures d’interface seront reprises sur la version courante de l’extension retenue au moment de la séance.


Défiler vers le haut